Hyundai complète sa gamme électrique par le bas avec l’Ioniq 3, une citadine de 4,16 m produite en Turquie depuis août 2026. Commandes ouvertes en Europe, prix français de 29 995 € à un peu plus de 43 000 €, et un coffre qui fait de l’ombre à certaines compactes. Les premiers essais presse sont tombés début octobre.
Deux batteries, deux chimies
L’Ioniq 3 propose deux batteries. La plus petite, de 42,2 kWh, utilise la chimie LFP (lithium-fer-phosphate), moins chère et plus légère à l’échelle de cette voiture. La grande, de 61 kWh nets, fait appel à des cellules NCA (nickel-cobalt-aluminium) fournies par Panasonic, une chimie riche en nickel qui offre une meilleure densité énergétique. Dans les deux cas, la traction est assurée par un moteur avant à aimants permanents ; la version essayée par Automobile Propre développe 135 ch et 250 Nm.
| Caractéristique | Ioniq 3 |
|---|---|
| Longueur / empattement | 4,16 m / 2,68 m |
| Batteries | 42,2 kWh LFP ou 61 kWh NCA |
| Autonomie WLTP | 344 km (42,2 kWh), jusqu’à 496 km (61 kWh) |
| Recharge DC | pic de 110 kW, 10 à 80 % en 29 à 30 min |
| Coffre | 441 litres |
| Prix France | de 29 995 € à un peu plus de 43 000 € |
Le choix du 400 volts
Contrairement à l’Ioniq 5 et à ses 800 volts, l’Ioniq 3 se contente d’une architecture en 400 V, un choix assumé par Hyundai pour contenir les coûts. Conséquence : une recharge rapide plafonnée autour de 110 kW, et un 10 à 80 % en une petite demi-heure, quelle que soit la batterie. Pour un usage majoritairement urbain avec recharge à domicile, c’est suffisant. Un pack optionnel à 1 250 € ajoute un câble 22 kW et la fonction V2L, qui permet d’alimenter un appareil électrique depuis la voiture. La pompe à chaleur, qui récupère les calories de l’air extérieur pour chauffer l’habitacle en consommant moins, est de série sur les finitions hautes et en option à 700 € ou indisponible sur les autres.
Ce qu’en dit l’essai
Sur la boucle d’essai d’Automobile Propre, l’Ioniq 3 grande batterie a consommé 13,8 kWh/100 km, et 15,5 kWh/100 km sur une portion d’autoroute, pour une valeur WLTP de 14,1 kWh/100 km en jantes de 18 pouces. Avec ce chiffre, l’autonomie homologuée atteint 484 km ; elle grimpe à 496 km avec les plus petites jantes. Le Cx de 0,263 aide beaucoup. Le coffre de 441 litres se décompose en 322 litres au-dessus du plancher et 119 litres en dessous. Le système multimédia Pleos Connect, basé sur Android Automotive, progresse nettement. En revanche, nos confrères pointent une qualité de matériaux décevante, des prix jugés élevés pour le segment et une conduite sans grand caractère.
Produite en Turquie
L’Ioniq 3 est assemblée dans l’usine Hyundai d’Izmit, qui vise d’abord 30 000 unités par an. Fabriquée hors de Chine, elle échappe aux droits de douane européens visant les électriques chinoises et reste éligible à la prime CEE, qui peut faire baisser la facture de plusieurs milliers d’euros selon les revenus. Automobile Propre estime le prix final de la version d’essai entre 34 600 et 37 200 € aides déduites.
Ce qu’il faut retenir
L’Ioniq 3 mise sur l’efficience et l’espace : jusqu’à 496 km WLTP, 441 litres de coffre, une consommation mesurée sous 14 kWh/100 km. Le 400 V limite la recharge rapide à 110 kW et les prix, de 29 995 € à plus de 43 000 €, la placent face à une concurrence féroce.
Photo d’illustration : Alexander-93, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
