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Voyages & Tourisme

Patrick Moya, artiste et créateur dans le métavers depuis 15 ans



Aperçu de l’île Moya @Patrick Moya

Patrick Moya n’a pas attendu Mark Zuckerberg et ses annonces médiatiques autour du métavers pour créer son propre monde virtuel empreint de son univers, bien réel celui-là. Cet artiste plasticien français a investi Second Life il y a maintenant 15 ans et ne cesse de créer de nouvelles œuvres numériques tout en remettant en question la place de l’artiste à l’intérieur de ces mondes virtuels. Rencontre.

« Tout le monde pensait que Second Life était fini mais moi je ne l’ai jamais quitté », déclare Patrick Moya en m’accueillant dans son monde virtuel. Créée en 2007, l’île Moya est le reflet de l’univers de l’artiste étendue sur une superficie 260 000 m2 et fonctionnant sur 4 serveurs. Dans Second Life, l’un des plus vieux métavers sorti en 2003, Patrick Moya a fait émerger une ville. En parcourant les rues à l’aide des flèches de son clavier, on y découvre entre autres des musées, des espaces d’exposition, un office de tourisme, un hôpital, un village, des galeries, un studio, un cirque, un opéra, des magasins et des moyens de transports pour se déplacer.

Un monde extrêmement riche, qui mérite une journée entière d’exploration, où rien n’est laissé au hasard. Chaque peinture, chaque mur, chaque décor est une création. Certains bâtiments sont créés de toute pièce, d’autres sont des jumeaux numériques de lieux où l’artiste a exposé.

Le créateur créature

« Ma vision est que l’artiste vit à l’intérieur de l’œuvre. Il devient plus créature que créateur », illustre Patrick Moya. Sur l’île, le personnage le représentant est partout, dans les peintures, les décors, il est même un immeuble.

Cette réflexion autour de la place de l’artiste dans un espace virtuel a toujours habité l’artiste plasticien qui a fait ses études d’art à la Villa Arson de Nice. Avant d’investir Second Life, il a lui-même tenté de créer son propre monde virtuel, sans succès. Le métavers lui a ouvert un nouveau terrain de création et de jeu, mais il a dû se restreindre au fil des années. En 2007, avoir son propre monde virtuel ne rapportait pas d’argent (c’est encore rarement le cas aujourd’hui). C’est pourquoi il a continué à s’intéresser à la peinture, au dessin et à la sculpture. Aujourd’hui, son île est nécessaire à son travail.

« Ces personnages en 2D manifestent contre le créateur qui lui est en 3D » explique Patrick Moya

Prolonger le réel

Ce monde virtuel sert de support pour l’artiste où il peut expérimenter plusieurs mises en scène pour de prochaines expositions, mais il sert également de portfolio avec la reproduction d’expositions passées et la mise en avant de tout son travail, virtuel comme réel. Les expositions deviennent ainsi intemporelles, car toujours accessibles dans leur version virtuelle.

Mais Patrick Moya l’affirme, ce ne sont pas les musées ou les galeries qui lui demandent de recréer ces évènements passés. « Je le fais car cela me concerne », précise-t-il. Ainsi, il n’a de compte à rendre à personne. « Le Carnaval de Nice que j’ai recréé est le mien. Je ne l’aurais pas fait si j’avais dû reproduire chaque char méticuleusement », poursuit-il. Cela n’a pas empêché la ville de Nice d’être impressionnée par son travail. Depuis 2010, l’artiste collabore avec l’Office de Tourisme et des Congrès de Nice Côte d’Azur. La version numérique du Carnaval a été retransmise en direct à plusieurs reprises sur les écrans géants de la Place Masséna. Les internautes ont à plusieurs reprises créé des costumes pour leurs avatars à cette occasion.

Un évènement parallèle qui, selon Patrick Moya, donnera envie de découvrir sa version réelle. Plusieurs visiteurs lui ont confié vouloir découvrir certains lieux « in real life » suite à la visite de son île. Pour lui, le métavers est un excellent outil d’inspiration pour de futurs voyageurs. « Cela permet de montrer des choses que l’on ne montre pas habituellement, les coulisses. Je pense qu’à l’avenir les musées demanderont à des artistes de créer des expositions virtuelles. Le public pourra même choisir en amont les œuvres qui seront exposées en réel », déclare-t-il.

« Ce qui fait le succès d’un monde virtuel, ce sont les créatifs »

Face au buzz médiatique autour du métavers et des NFT, Patrick Moya sourit car tout cela n’a rien de nouveau pour lui. A une époque où la spéculation n’était pas aussi importante, il a pu vendre des œuvres virtuelles non pas certifiées par la blockchain, mais par un simple document. Selon lui, le phénomène est le même qu’à l’arrivée d’Internet. « On disait que ça n’allait pas marcher, mais certains ont tout de même décidé d’y croire. Il a fallu attendre un deuxième buzz pour qu’il soit réellement adopté par le plus grand nombre », explique l’artiste.

Aujourd’hui, c’est surtout l’argent et la spéculation qui font parler des métavers selon lui. L’accès à ces mondes virtuels reste difficile. « Ce qui fait le succès d’un monde virtuel, ce sont les créatifs. Or, les créatifs n’ont pas d’argent », ironise-t-il. Pour que les métavers soient adoptés, ils devront être plus accessibles mais aussi plus sûrs. Tout comme avec Internet il y a près de 40 ans, la certification de l’identité jouera un rôle primordial.

La seule crainte de Patrick Moya aujourd’hui est de voir tout son travail disparaître. Son île lui appartient, mais si Second Life devait mettre la clé sous la porte du jour au lendemain, elle n’existerait plus. L’artiste a investi d’autres métavers, mais rien ne remplace 15 ans de construction. Le risque du virtuel.

Comment visiter le monde virtuel de Patrick Moya ?

Il vous suffit de télécharger Second Life sur votre ordinateur et de taper « Patrick Moya » dans la barre de recherche une fois le logiciel installé. L’accès aux espaces d’exposition est gratuit. Des visites guidées et des évènements sont régulièrement organisés (plus d’informations à l’office de tourisme virtuel).

Toutes les illustrations sont des copies d’écran du monde virtuel de Patrick Moya.
Pour plus d’informations sur son travail, rendez-vous ici

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