En 2016, le chinois EHang obtenait le feu vert pour tester au Nevada l’EHang 184, présenté comme le premier drone capable de transporter un passager. Dix ans plus tard, son successeur, l’EH216-S, est certifié en Chine et propose des vols touristiques payants. Retour sur l’évolution du taxi volant autonome.
2016 : l’EHang 184, un prototype futuriste
Dévoilé au CES de Las Vegas en janvier 2016, l’EHang 184 était un drone monoplace électrique doté de quatre bras et de huit hélices. Il promettait environ 23 minutes d’autonomie et une vitesse de plus de 100 km/h, le passager se contentant d’indiquer sa destination. L’État du Nevada avait alors autorisé ses premiers essais, comme le rapportait Direct Matin.
L’EH216-S, premier taxi volant autonome certifié
EHang a ensuite développé l’EH216-S, un biplace autonome à seize hélices. Il a obtenu en octobre 2023 son certificat de type auprès de l’aviation civile chinoise (CAAC), une première mondiale pour un aéronef électrique sans pilote transportant des passagers. Fin mars 2025, deux opérateurs ont reçu les premiers certificats d’exploitation commerciale, à Guangzhou et Hefei, permettant au public d’acheter des billets pour des vols touristiques et de découverte de la ville, selon CnEVPost.
Où en est-on en 2026 ?
Le déploiement se poursuit à un rythme prudent : en août 2026, EHang a indiqué que les autorités chinoises encadraient de près l’ouverture de nouveaux vols, comme l’a relevé Aviation Week. Le taxi volant autonome est désormais une réalité, même si sa généralisation dans les villes prendra encore du temps.
Ce qu’il faut retenir
- L’EHang 184, présenté en 2016, a ouvert la voie aux drones passagers.
- Son successeur, l’EH216-S, est certifié en Chine depuis 2023.
- Des vols touristiques commerciaux sont proposés depuis 2025 à Guangzhou et Hefei.
