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DJI Avata 360 : six mois après sa sortie, un excellent drone de suivi, pas un vrai FPV

DJI Avata 360 : six mois après sa sortie, un excellent drone de suivi, pas un vrai FPV

Sorti fin mars, le DJI Avata 360 a désormais assez d’heures de vol au compteur pour qu’on dépasse l’effet de nouveauté. Deux retours d’expérience publiés en septembre, l’un après trois mois d’utilisation, l’autre signé par le pilote FPV Kai Vertigoh, arrivent à la même conclusion : c’est une caméra de suivi redoutable, mais pas un remplaçant des drones FPV classiques.

Ce qu’est l’Avata 360

L’Avata 360 reprend le format « cinewhoop » de la gamme Avata, avec hélices carénées, mais filme à 360°. Deux capteurs carrés de 1/1,1 pouce de 64 Mpx chacun, placés dos à dos, capturent une sphère complète que le logiciel assemble ensuite. On choisit le cadrage après le vol : c’est le principe du « reframing ». Un mode « objectif unique » permet aussi de filmer en 4K classique vers l’avant.

DJI Avata 360 Valeur
Masse environ 455 g (469 g mesurés par TechRadar)
Classe UE C1
Vidéo 360° 8K jusqu’à 60 i/s, 10 bits, D-Log M
Photo 120 Mpx en 360°
Transmission O4+, retour vidéo 1080p/60
Vitesse max 18 m/s en mode Sport
Autonomie annoncée environ 22 à 23 min
Stockage 42 Go internes + microSD
Prix de lancement 459 € le drone seul

O4+ désigne la quatrième génération de la transmission vidéo numérique de DJI, qui relaie l’image du drone vers les lunettes ou la radiocommande. Le D-Log M est un profil colorimétrique plat qui conserve de la latitude pour l’étalonnage, ce qui reste rare sur les caméras 360.

Les points forts relevés sur le terrain

Le suivi est unanimement salué. ActiveTrack 360° et Spotlight Free permettent à un seul opérateur de piloter pendant que le drone garde le sujet cadré, puis de travailler ce suivi au montage. Kai Vertigoh met en avant un avantage propre au 360 : le drone peut voler nez en avant tout en filmant un rider derrière lui, là où un drone à caméra unique doit reculer pour filmer un visage, avec le risque de heurter un obstacle. Lors d’un tournage avec des karts de drift, les clips exportés sortaient déjà cadrés.

Autre atout : la polyvalence d’un seul vol. On en tire des plans horizontaux et verticaux, et l’on peut modifier les mouvements de caméra après coup. La solidité aussi : après un choc contre un arbre, l’appareil est reparti, et les lentilles avant sont remplaçables par l’utilisateur.

Les limites

  • Pas de mode manuel (acro) : impossible de voler comme sur un vrai FPV. Vertigoh compare les 18 m/s du mode Sport aux quelque 160 km/h de ses quads 5 pouces.
  • Image : recadrée, elle peut devenir « molle ». Pour la qualité pure, les testeurs renvoient vers les Mini 5 Pro, Air 3S ou Mavic 4 Pro.
  • Montage : une à deux heures pour les bases, beaucoup plus pour un recadrage avancé, et DJI Studio n’affiche pas d’histogramme.
  • Vent : résistance de niveau 5 (10,7 m/s), mais l’appareil peine par moments vers 9 m/s.
  • Autonomie réelle : environ 20 minutes de vol soutenu, voire 15 selon TechRadar.
  • Lentilles exposées : deux optiques à l’extérieur, plus sensibles à la poussière, à l’humidité et aux chocs.

Les conseils de réglage et de vol

Le testeur de DroneXL recommande de baisser la netteté interne à -1 ou -2 pour éviter la sur-accentuation, et de limiter l’ISO maximal de nuit, où l’image devient vite granuleuse. Attention aussi à l’évitement d’obstacles : en modes Brake ou Bypass, le drone refusait de passer une porte de 1,05 à 1,20 m, et il faut le désactiver pour ce genre de plan, en assumant le risque. En mode Sport, il est coupé d’office.

Côté réglementation, l’Avata 360 dépasse 250 g et porte la classe C1 en Europe : formation en ligne A1/A3 obligatoire, en plus de l’enregistrement de l’exploitant. Et si vous volez avec les lunettes, la règle européenne impose un observateur à vos côtés pour garder le drone en vue.

Ce qu’il faut retenir

  • L’Avata 360 excelle en suivi et en polyvalence de cadrage, grâce à la capture 8K à 360°.
  • Sans mode acro et avec une image recadrée moins piquée, il ne remplace ni un FPV ni un drone photo.
  • Classe C1 : formation A1/A3 et observateur obligatoire en vol immersif.

Photo d’illustration : ZLEA, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

  1. DroneXL – DJI Avata 360 Can't Fly Acro. An FPV Pilot Still Calls It Enoughdronexl.co
  2. DroneXL – DJI Avata 360 After 3 Months: The Best and Worst of Flying 360dronexl.co
  3. TechRadar – DJI Avata 360 reviewtechradar.com
  4. DroneXL – DJI Avata 360 launchdronexl.co
  5. L'Éclaireur Fnac – Drones de moins de 250 grammes : a-t-on encore le droit de filmer partout en 2026 ?leclaireur.fnac.com

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