Formation, films, sauvetages, le drone a la cote, l’entreprise Prodrones a le vent en poupe

Installée depuis août 2016 à Wimille sur la zone de la Trésorerie, l’entreprise Prodrones est spécialisée dans la formation de pilotes de drones. Elle propose aussi ses services dans de nombreux domaines (urbanisme, inspection d’ouvrages, thermographie, sauvetage, etc). Un secteur qui décolle.

«  Chaque jour, on reçoit en moyenne 2 ou 3 demandes de formation  », constate, la main posée sur une épaisse pile de courriers, Laurent Thorez, cofondateur de l’entreprise avec Christophe Cruque. En misant sur les drones, ces deux-là s’attendaient à un développement important du secteur, mais pas à ce point-là.

De plus en plus de gens souhaitent se former professionnellement (ou pas) au pilotage de petits aéronefs télécommandés (lire ci-dessous). C’est l’une des spécialités de cette société de 6 salariés dont l’activité a vraiment démarré en octobre dernier.

COMMENT SE PASSE LA FORMATION  ?

On ne plaisante pas avec les drones, qui peuvent représenter un danger en tombant. Surtout dans la conjoncture actuelle… La formation au pilotage est donc sanctionnée par un diplôme délivré par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). 

L’entreprise Prodrones compte dans ses rangs cinq télépilotes homologués par la DGAC, dont trois ont le niveau instructeur. L’un d’entre eux vient même de l’armée, où il était spécialisé dans les drones militaires.

Plusieurs élèves ont déjà été formés, de nombreux autres sont inscrits pour les prochaines sessions. La majorité s’inscrivent pour des raisons professionnelles, par exemple dans le cadre d’une reconversion. La formation dure 2-3 mois, coûte entre 5 000 et 6 000 euros, et s’achève par un examen à l’aéroport d’Orly. 

Le pilotage d’un drone demande des connaissances théoriques très pointues : celles requises pour piloter un ULM (aéronautique, météo…) et d’autres relatives à la photographie… Taux de réussite à l’examen : 30 %. Certains le passent 4 ou 5 fois avant de décrocher le précieux sésame.

Inspection d’ouvrages, suivi de chantiers, sauvetage… Prodrones cartonne

Prodrones propose aussi de la prestation de services, une activité appelée à un gros développement. Avec les petits engins volants, «  on fait des photos et des vidéos en très haute définition  ». Pour la télé, des collectivités diverses, des entreprises, des particuliers… La palette des domaines d’actions, très large, semble exponentielle.

Ces derniers temps, l’entreprise a par exemple filmé les fresques de street art de Boulogne. La Ville lui a également commandé des vidéos pour illustrer l’évolution d’un chantier place Vignon et du quartier du Chemin Vert, dans le cadre de la rénovation urbaine. 

Prodrones travaille aussi pour des carrières, dont les Carrières du Boulonnais. Elle fait par ailleurs de l’inspection d’ouvrages. On lui demande de filmer l’état d’une éolienne, d’une cheminée suite à un coup de vent… Des opérations qu’un drone peut réaliser très rapidement en limitant le risque humain.

Avec sa caméra thermique, elle peut détecter des fuites d’eau ou de chaleur (bilan thermique de bâtiments) ou collaborer à la recherche de personnes en mer aux côtés de la SNSM. Autre champ d’action : l’agriculture (définir le besoin en engrais d’une parcelle…). «  Il y a plein de marchés différents, d’applications qu’on ne soupçonnait même pas !  » sourient les deux entrepreneurs.

 

Source : http://www.lavoixdunord.fr/128504/article/2017-03-07/formation-films-sauvetages-le-drone-la-cote-l-entreprise-prodrones-le-vent-en