Comment est née Flying-cam ?

« La société a vu le jour il y a 33 ans, suite à la passion de l’aviation transmise par mon père. J’étais alors pilote de loisir pendant mon temps libre, et je réalisais en parallèle des études de cinéma en Belgique. Grâce à la fusion de mes deux activités et après avoir créé un premier prototype de drone en 1986, je lance officiellement la société en 1989.

Après quelques années d’exploitation, on fait le buzz ! En 1995, lors d’une course de voiture à Daytona aux Etats-Unis. Alors que les nuages étaient trop bas pour permettre le survol de l’hélicoptère média qui devait transmettre les images en live, on me demande alors de piloter mon nouveau prototype drone. Ce jour là, j’ai piloté la seule caméra capable de transmettre les images aériennes en direct. Ce fût le point tournant de cette magnifique aventure. Nous avons ensuite grâce à notre expérience et réputation, eu l’opportunité de travailler avec de grands noms du cinéma. Cela nous rend fières de voir nos images sur grand écran devant des millions de spectateurs.

La société est aujourd’hui composée de 16 personnes et travaille dans le monde entier pour des sociétés de cinéma, des clients privés, de grandes agglomérations etc… »

Quel est l’objectif de Flying-cam ?

« Je crois fermement que l’intelligence artificielle décuple les compétences des drones et créée une croissance qui dépasse l’imagination. Aujourd’hui notre objectif est de trouver des investisseurs qui partagent cette idée novatrice et souhaitent nous aider à développer ce que j’appelle « l’extension du corps humain ». Notre logo n’a pas été choisi par hasard : il s’agit d’un homme volant. Selon moi, le drone n’est pas un corps étranger mais la représentation de l’homme qui se projette dans l’espace. Les drones sont des outils qui permettent de faire l’état des lieux d’une situation, de recueillir des données et de digitaliser l’information afin de la rendre utilisable. Le but en tant que fondateur est de trouver les ressources financières qui permettront au projet de se développer toujours plus et atteindre l’excellence. »

Un aperçu sur les hélicoptères Flying-cam

« Les hélicoptères ont la capacité de se déplacer avec précision par rapport au sol, c’est pourquoi Flying-cam s’est positionné sur ce type d’aéronef pour créer une gamme d’outils plus polyvalents. Aujourd’hui nous ciblons essentiellement les drones de plus de 25 kgs. »

Lors de l’UAV Show 2021 où nous avons rencontré Emmanuel, nous avons pu voir l’impressionnant Flying-cam Discover, un engin à turbine dernière génération et le modèle Sarah E40 composé de 2 batteries électriques avec chacune 45 minutes d’autonomie.

La Flying-cam Discover est composée de deux réservoirs à carburant résistants aux chocs, de radars de détection d’obstacles, de 2 antennes GPS, de feux de navigation et d’une tête gyroscopique ISR. La partie avant est entièrement modulable pour pouvoir adapter l’appareil à l’intervention souhaitée (caméra 100MPX, cartographie 3D…). De plus, il est également possible de positionner des charges en dessous et à l’arrière. Son autonomie est d’environ 2h et le pilotage se fait automatiquement grâce à un plan de vol sur ordinateur.

Quelles types d’interventions pour la Flying-cam ?

La polyvalence des appareils de Flying-cam permet de réaliser tout type de mission.

Beaucoup utilisés pour le cinéma et l’audiovisuel, l’enjeu est de taille quand il s’agit de faire voler un tel appareil dans un espace de temps limité et chronométré. Dans le cadre du tournage de Mission Impossible par exemple, l’équipe disposait de 3h pour scanner le Grand Palais à Paris. Emmanuel Prévinaire souligne ce challenge :  » Quand le temps est écoulé il faut que la mission soit terminée car l’autorisation de vol est limitée et il n’est pas possible de recommencer le lendemain. Lorsque nous faisons un bon travail pour l’un de nos clients, nous gagnons un 2ème client par le bouche à oreille, mais quand nous faisons un mauvais job, alors nous perdons 3 clients ».

Dans un autre milieu, si l’inspection d’éolienne ou de pilonnes électriques peut s’avérer laborieuse avec un petit drone, l’hélicoptère permet d’automatiser le processus sur des cinquantaines de mètres et d’avoir des images de haute qualité en direct (voir vidéo ci-dessous).

 

L’hélicoptère peut aussi être équipé d’un système LIDAR, d’un capteur de radioactivité ou encore d’un capteur de champ magnétique. Le Discover a notamment permis de détecter une épave de la seconde Guerre Mondiale grâce à un capteur au césium capable d’identifier la force et les changements d’un champ magnétique d’objets immergés ou enterrés.

Quelle formation pour piloter la flotte de Flying-cam ?

Au départ 3 équipes de freelance ont été formées par Flying-cam avec en moyenne 15 personnes par équipe en Belgique, à Los Angeles et à Hong Kong (pilotes, cadreurs, assistants). Aujourd’hui la formation concerne 3 personnes par équipe : Le pilote, le remote opérateur (qui s’occupe de la planification du vol) et l’assistant technique qui assure la sécurité pendant le vol.

Un logiciel de maintenance spécifique

Les développeurs de Flying-cam ont également créé un logiciel de maintenance relié au cloud, qui est automatiquement mis à jour et permet d’informer les utilisateurs de la gamme Flying-cam des opérations de maintenance à effectuer.

 

Et toi, avais-tu déjà imaginé comment étaient tournées les images aériennes de tes films et séries préférées ? Aimerais-tu piloter ce genre d’aéronef ?

Un grand merci à Emmanuel Prévinaire pour le temps qu’il nous a consacré sur le salon de l’UAV show et pour nous avoir raconté son histoire inspirante !

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