L’Unicef va transporter les tests sanguins par les airs plutôt qu’en moto. Le projet est tellement prometteur qu’un corridor pour drones se prépare.

C’est une histoire qui commence dans un avion, ironiquement. Judith Sherman, responsable américaine de l’antenne malawite de l’Unicef chargée du sida, rentre aux Etats-Unis en vacances. « Je lisais un magazine et je suis tombée sur un reportage impliquant des drones transportant des pizzas, raconte-t-elle début janvier dans son bureau surclimatisé de Lilongwe, la capitale malawite. Je me suis dit que ça pourrait potentiellement être une idée pour le Malawi ! »

A son retour de vacances, le projet commence à s’échafauder autour du difficile acheminement des tests sanguins aux huit laboratoires du petit pays d’Afrique australe. « Il faut amener les tests de plus de six cents centres à huit laboratoires, explique l’humanitaire. Aujourd’hui, ces livraisons se font en voiture, ou en moto pour les zones moins accessibles. C’est souvent long, et énormément de motos tombent en panne en chemin ! » 

Alors l’antenne malawite de l’organisation en a référé au siège new-yorkais, « qui a immédiatement donné son feu vert », et les premiers essais ont pris place autour de Lilongwe. « On utilise des boîtes comme celle-ci, elles peuvent transporter deux kilos chacune », explique MmeSherman, exhibant une petite caisse bleu clair à l’allure de vieille bonbonnière. Le premier vol de 10 km a eu lieu début janvier, et même s’il ne transportait pas de tests sanguins de dépistage du VIH, cela a été un franc succès.

« Alors que le dépistage peut aujourd’hui prendre jusqu’à trois mois, on espère baisser le temps d’attente pour les familles jusqu’à quelques jours », dit la directrice « pays » chargée du VIH. Cette réduction des temps d’attente permettrait une mise sous traitement plus rapide des enfants atteints du virus. Selon l’Unicef, 10,8 % de la population adulte était séropositive en 2012, et 10 000 enfants sont morts de maladies liées au virus en 2014, selon le gouvernement. « C’est comme si un bus rempli d’adolescents avait un accident chaque semaine », explique MmeSherman.

« Toutes les innovations sont possibles »

Outre l’acheminement des tests de dépistage du VIH, l’Unicef-Malawi a d’autres idées en tête pour le pays. Mi-décembre 2016, l’organisation a signé un accord de principe avec le gouvernement pour établir un corridor aérien réservé aux drones. « L’idée est de stimuler les entreprises et les acteurs humanitaires pour utiliser les drones dans d’autres domaines, explique Mme Sherman. Des dizaines d’opportunités sont envisageables… Par exemple, nous réfléchissons à installer des bornes télécoms sur les drones pour permettre une couverture réseau plus large. »

« Aujourd’hui, si les gens veulent regarder un match de football ou s’informer, ils doivent souvent marcher jusqu’à un bar ou un commerce, qui peut être très loin de chez eux, argumente l’humanitaire. Mais si on permet aux entreprises de pouvoir avoir une couverture réseau nationale et pourquoi pas le Wi-Fi, cela pourrait révolutionner les habitudes. » Au Malawi, seulement 35 % de la population avait, en 2015, un accès mobile régulier, et moins de 10 % un accès à Internet, selon la Banque mondiale.

Alors, le sourire aux lèvres, la quadragénaire, pleine d’espoir, liste les projets qu’elle espère voir se développer :

« Pour un usage agricole, pour la gestion des ressources hydrauliques, dans le secteur de la pêche, du transport aérien ou même dans un usage purement académique, toutes les innovations sont possibles tant qu’elles ont trait au développement. »

L’Unicef-Malawi a publié début 2017 un appel à projets, et les premiers tests aériens sur le corridor devraient être effectifs début juin, avec les entreprises et ONG sélectionnées.

 

Source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/10/au-malawi-des-drones-pour-sauver-la-vie-d-enfants-atteints-du-sida_5092318_3212.html

 

 

Une start-up française, Sunbirds, a conçu un drone solaire qui peut voler 8 heures d’affilée. Et qui rend possible la cartographie de milliers d’hectares en un seul vol.

 

3 kilogrammes et 3 mètres d’envergure, ce sont les dimensions du drone civil  SB4-Phoenix conçu par Sunbirds, une jeune pousse française née en août 2015 à Ramovile Saint-Agne (Haute-Garonne) sous l’impulsion de Laurent Rivière, ancien ingénieur aérospatial chez Airbus. Une taille conséquente pour un drone civil, qui s'explique par son alimentation 100% électrique. Le drone recharge en effet ses batteries en vol grâce à une quarantaine de cellules solaires intégrées à la voilure. Non polluant, il est alors capable de voler toute une journée alors que la plupart des offres actuellement présentes sur le marché civil n’excèdent pas trois heures de vol sans réapprovisionnement, expliquent les concepteurs du drone.

Surveillance d'infrastructure, agriculture de précision et observation de la faune 

Selon les capteurs dont on l’équipe, il peut servir à la surveillance de grandes infrastructures (lignes électriques, grands ouvrages…), à l’agriculture de précision (zonage de maladies, évaluation des besoins en nutriments par parcelle…) ou à l’observation des espèces animales et végétales en voie de disparition au sein de parcs naturels.

Le drone, conçu en partenariat avec le CEA Tech, qui a apporté l’expertise du CEA dans l’énergie photovoltaïque, est testé depuis le milieu de l’année en Amérique latine pour faire de l’analyse multispectrale de grandes cultures. Selon Sunbirds, grâce au SB4-Phoenix, les opérateurs de drones pourront cartographier des milliers d’hectares et suivre leurs évolutions en temps réel. A compter de 2020, Sunbirds entend vendre une centaine d’exemplaires par an dans le monde entier, fixant une fourchette de prix de 25 000 à 40 000 euros par unité. Le lancement de la production est prévu en 2017.

 

 

Source : https://www.industrie-techno.com

Peu coûteux et à usage unique, le planeur en carton Icarus pourrait permettre d'acheminer des médicaments dans des zones dangereuses ou difficiles d'accès.

Le laboratoire de recherche Otherlab a mis au point le surprenant planeur Icarus. Fabriqué en carton et biodégradable, c’est «l’avion en papier le plus sophistiqué du monde», selon ses concepteurs.

A usage unique, il a été imaginé pour être largué depuis un vrai avion, avant de planer jusqu’à sa cible. Sans moteur, il est muni d’un GPS et de commandes électriques pour corriger sa trajectoire. Un seul avion cargo devrait pouvoir embarquer des centaines de ces planeurs, dont la destination est préprogrammée. Une surface aussi vaste que la Californie pourrait être couverte en une seule opération.

D’un faible coût, il pourrait permettre d’acheminer jusqu’à 1 kg de matériel humanitaire ou de médicaments dans des zones dangereuses ou difficiles d’accès. Un usage militaire est également envisagé.

 

Source : http://www.20min.ch/ro/economie/news/story/31464187

Les images montrent, comme rarement, l'ampleur des destructions à Alep, en Syrie. L'ancien poumon économique du pays est le théâtre d'intenses bombardements du régime et de son allié russe. Le quartier tenu par les rebelles, à l'est d'Alep, est devenu un champ de ruines. 
 

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Dans une vidéo tournée en septembre et publiée par Reuters mardi, l'ampleur des dégâts se fait criant. Le chef des Casques blancs syriens a lui affirmé avoir dénombré «1700 frappes qui aurait un milliers de morts et blessés» depuis la fin de la trêve le 19 septembre. Ce mercredi, les deux plus grands hôpitaux dans la partie rebelle de la ville syrienne d'Alep ont été touchés à l'aube par des frappes aériennes, les mettant temporairement hors service, a affirmé l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), basée aux Etats-Unis, et qui soutient ces établissements. 
 
VIDEO. Les destructions à Alep vues du ciel grâce à un drone

 

Mardi, l'armée syrienne a pris le contrôle d'un quartier rebelle du centre d'Alep après plusieurs jours d'intenses bombardements aériens ayant provoqué l'indignation des pays occidentaux. Cette avancée a été confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a toutefois précisé qu'elle se résumait à la reprise de «quelques bâtiments» dans le «petit quartier de Farafira».
 
Cette offensive a encore aggravé les conditions de vie des quelque 250 000 habitants qui sont totalement assiégés dans les quartiers rebelles d'Alep. Ils ne reçoivent plus d'aide de l'extérieur depuis pratiquement deux mois et sont privés d'eau depuis samedi.
 
La guerre en Syrie, qui a commencé il y a 5 ans et demi, a fait au moins 300 000 morts.
Source : leparisien.fr

 

 

HOMMAGE – La minute de silence pour les victimes de l’attentat du 14 juillet a rassemblée une foule compacte sur la Promenade des Anglais à Nice ce lundi 18 juillet.

42.000 personnes ont ainsi honoré la mémoire des défunts à Nice selon Christian Estrosi, président de la métropole Nice Côte d’Azur et président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La ville de Nice a mis à disposition de la presse, une vidéo de cet instant filmé par un drone. Vous pouvez la voir ci-dessus.


Comme vous le savez peut-être déjà, Facebook (et en particulier son PDG Mark Zuckerberg) s’est mis en tête de connecter à internet les personnes qui n’y ont pas encore accès. Le projet le plus connu (et le plus controversé) est Free Basics, un programme qui permet à des populations de pays comme Madagascar ou la Zambie d’accéder à quelques sites web (des versions allégées) sans payer les frais de données. Afin de rendre cela possible, Facebook travaille avec des opérateurs, qui permettent à Free Basics d’utiliser leurs réseaux.
Pour les endroits où il n’y a pas de réseau, Facebook développe également des drones solaires à longue endurance
« Aujourd’hui, 1,6 milliard de personnes vivent dans des régions qui n’ont pas accès au réseau haut-débit », lit-on dans un billet du réseau social. Et afin de connecter ces personnes, Facebook veut utiliser des drones qui tournent à l’énergie solaire et qui pourront agir comme des satellites, transmettant les données au sol via des lasers.
Le modèle que Facebook développe actuellement est appelé Aquila. Et sur le long terme, le numéro un des réseaux sociaux entend en construire une flotte afin de connecter toutes les régions reculées de la planète.
Par ailleurs, aujourd’hui, Facebook annonce qu’Aquila a réussi son premier décollage.

Beaucoup reste à faire
Après, il faut savoir qu’il ne s’agissait que d’un essai. Le drone est resté dans les airs pendant près de 96 minutes, ce qui a permis à Facebook de collecter des données qui lui permettront d’améliorer le prototype. La firme américaine explique que de nombreux défis doivent encore être relevés pour qu’Aquila puisse être entièrement opérationnel.
L’un de ceux-ci est de rendre le drone le moins cher possible car l’idée est de proposer une solution moins coûteuse que les fibres enterrées ainsi que les tours.
On peut également citer la batterie. En effet, le drone doit être en mesure de collecter suffisamment d’énergie solaire le jour afin de pouvoir continuer à voler la nuit, car la version finale devra être en mesure de rester en altitude pendant trois mois. Lors de ce premier vol, la batterie du drone n’a pas encore été chargée à l’énergie solaire.

Source: http://www.presse-citron.net/video-le-drone-aquila-de-facebook-vient-deffectuer-son-premier-vol/#prettyPhoto

Les drones transportent des médicaments entre les hôpitaux rwandais depuis juillet. Le gain de temps est inestimable pour les médecins.

C'est un projet qui pourrait sauver de nombreuses vies. Zipline, du nom de la start-up californienne qui a conçu les drones, va révolutionner le système de santé du Rwanda. En partenariat avec le gouvernement local, l'entreprise livre des médicaments et des poches de sang partout dans la région. Et ce, en moins de 30 minutes ! L'apport sanitaire est énorme pour ce minuscule pays qu'est le Rwanda (26 000 kilomètres carrés), et dont le relief est si montagneux qu'on le surnomme le « pays des mille collines ». Pour ne rien arranger, la topographie est difficile d'accès pour les convois terrestres, les hôpitaux sont dispersés, les routes sont dangereuses et surtout le temps est précieux.

Grâce à la technologie Zipline, les médecins peuvent compter sur un soutien logistique quasiment immédiat. Les délais de livraison sont parfois divisés par huit. Si les drones ne livrent, pour l'instant, que des poches de sang dans le sud du pays, les colis contiendront rapidement anti-venin, vaccins et médicaments. Selon Will Hetzler, cofondateur de la société, le projet doit permettre de sauver des milliers de vies. Pour le docteur Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale pour la santé (OMS), « l'utilisation des drones pour livrer des médicaments essentiels peut compenser le manque d'infrastructures ». C'est donc un pas immense pour le Rwanda et ses 11 millions d'habitants.
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Un système ingénieux

Zipline a mis en place un système simple mais efficace pour mener à bien sa mission. Les établissements médicaux passent leurs commandes par SMS. Le drone embarque sa cargaison depuis une base logistique adjointe à un entrepôt médical, avant de décoller d'une rampe de lancement. Une fois en vol, l'engin d'une dizaine de kilos plane jusqu'à 100 km/h, guidé par GPS juste au-dessus de sa destination, puis lâche le colis à faible altitude. Ce dernier, équipé d'un petit parachute, atterrit en douceur. Les médecins destinataires reçoivent quelques minutes avant un SMS les prévenant de l'arrivée imminente du chargement. Le drone, lui, reste en vol et rentre à sa base.

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Un projet aux grandes ambitions

Pour l'instant, les drones ne peuvent transporter que 1,5 kilo de fournitures, ce qui est déjà important. Mais le dispositif est très prometteur et ses inspirateurs espèrent délivrer entre 50 et 150 acheminements par jour grâce aux 15 drones déployés. Surtout, la société entend élargir sa zone d'action au nord du pays d'ici début 2017.
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D'ailleurs, Zipline a rapidement intéressé de grands investisseurs. Google Ventures, Sequoia Partners et Paul Allen, le cofondateur de Microsoft, ont acheté des parts de la start-up. Keller Rinaudo, le fondateur de l'entreprise, s'est entouré d'ingénieurs qualifiés et d'anciens de SpaceX, de Boeing ou de la Nasa pour mener à bien son projet.
Zipline rappelle la volonté d'Amazon d'organiser des livraisons de colis par drone en milieu urbain. Comme quoi, l'humanitaire intéresse aussi les start-up.

 

Source : http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/zipline-la-start-up-qui-ravitaille-les-hopitaux-en-drone-29-07-2016-2057899_47.php

biocarbon

Cet engin pourrait planter 36.000 arbres par jour.[BioCarbon Engineering]

BioCarbon Engineering, une start-up britannique créée par un ancien ingénieur de la Nasa, envisage rien de moins que de planter un milliard d'arbres chaque année sur la planète. Comment ? En utilisant des drones.

Le projet peut paraître un peu dingue, mais il acquiert en crédibilité à mesure que des investisseurs s’y intéressent. Le 13 mai dernier, le fabricant de drone Parrot a ainsi pris une participation dans cette entreprise qui entend proposer une solution radicale à la déforestation galopante de la planète.


Cela tombe assez bien. Lors de la COP21, les Etats se sont engagés à restaurer 350 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici à 2030. Concrètement, ce sont quelque 300 milliards d'arbres qu’il faudra replanter d’ici là.

Une solution très économique

Une aubaine pour BioCarbon Engineering, dans la mesure où l'ambitieux objectif de l'ONU est parfaitement impossible avec des semis classiques, à la main. D’une part parce que certaines zones sont difficiles d’accès. D’autre part parce que planter des arbres est long et coûteux en main d’œuvre.


Et c’est là que les drones de BioCarbon Engineering, dont la technologie est quasiment au point, interviennent. Tout d'abord, ils volent au-dessus des zones à reboiser pour collecter de nombreuses données sur le terrain, la flore, le paysage et ainsi améliorer les schémas de plantation.

Un fusil à graines

Ensuite, ils descendent à deux ou trois mètres de hauteur et avec des espèces de fusils qui mitraillent le sol de capsules contenant des graines pré-germées et recouvertes d'un hydrogel nutritif. Imparable.

 

Une fois au point, la technologie de BioCarbon Engineering aura un rendement industriel. La start-up revendique pouvoir planter jusqu'à 36.000 arbres par jour pour 15% du prix des méthodes traditionnelles. 

 

BioCarbon Engineering ne prétend pas que sa technologie soit aussi efficace que la main de l’homme. Elle insiste en revanche sur le traitement rationnel et industriel de son offre pour répondre à un désastre écologique, rappelant qu’il y a chaque année 6,5 milliards d’arbres en moins sur la planète.

Avec son arme anti-déforestation, BioCarbon Engineering envisage planter 1 milliard d’arbres par an pour le compte de sociétés minières et de grands groupes forestiers publics ou privés. Et en plus, ses drones pourront surveiller à loisir de grandes étendues forestières et aider ses clients à organiser leurs plans de gestion.

 

Source : http://www.directmatin.fr/monde/2016-05-24/il-veut-planter-un-milliard-darbres-par-en-utilisant-des-drones-730222